|
|
|||||
|
|
DE LA VILLE DE PARIS.
|
517
|
|||
|
[i566]
que' es villes cy;dessus nommées et autres villes et lieux qu'il appartiendra, ad ce que aucun n'en prétende cause d'ignorance'1'.
"Pour quoy, nous à la requeste de nostred, procureur general, mandons et commectons par ces presentes au premier des huissiers de nostred..Court dé Parlement, ou nostre sergent sur ce requis, que cesd, presentes il mecte à deue et entiere execution, selon leur forme et teneur en ce qui requiert execution, et icelles publier es villes cy dessus nom-
|
|
||||
|
mées et autres villes et lieux qu'il.appartiendra, ad ce que aucun n'en prétende cause d'ignorance ^commandons à tous noz justiciers, officiers et subjeclz que aud. huissier ou sergent en ce faisant soit obey. Donné à Paris en nostre Parlement, le vingt troisiesme jour d'Aoust, l'an de grace mil cinq cens .soixante et cinq, et de nostre regne le cinquiesme, n
Signé par la Chambre : Dutillet. ; Et scellé sur simple queue de cire jaulne.
|
|||||
|
|
|||||
|
DCCX1X. — Pour le faict des bledz.
io septembre 1565. (H 1784, fol. 324 r°.)
|
|||||
|
|
|||||
|
Le x0, jour de Septembre oud. an, maistre Henry Simon, cy devant envoyé par mesd. s™ les Prevost et Eschevins es villes de Nogent, Pontz sur Seyne, Troies, Victry, Chaallons, Esparnay, Chasteautierry, Meaulx et autres villes et chasteaulx, tant en Brye que Champaigne, retourna avec lectres desd, villes, et [ aprèsj-avoir- entendu la grande penurye de bledz qui est esd. lieux, et le peu de cueillette faicte esd. pays, tant de bledz que autres grains, consideré la.grande quantité qui est neccessaire pour la sustentation du peuple■ de Paris, affin qu'il n'en vienne inconvenient,ont, le mardi, xi"de ce moysj mandez et faict venir au Grant Bureau de lad. Ville les marchans qui ont acoustumé cy devant faire faict et trafficq de bledz, c'est assavoir, sires Jehan Aubery, Nicolas Paulmier, Michel Du Ru, Nicolas Du Resnel,'Jehan et Claude de La Bistrade, Germain Le Fevre, Jehan Philippes,'Jehan Aubery, Claude Bourre, Jacques Robert, Jacques Bonviller,' Toussainctz Rousselet, Jacques Scopart et autres, ausquelz mesd. s™ ont remonstré la grande cherté qui estoit en ceste Ville, et que c'estoit chose non advenue de la memoire des hommes que l'on veit es moys d'Aoust et Sep-
|
tembre, après la cueillette de bledz faicte, vendre le fourment x livres tournois, le mestail viii livres tournois, le seigle . vu'livres tournois, l'orge et avoyne c solz tournois; qu'ilz les prioient dire les causes de ceste cherté, et adviser ensemblement les moyens de fournir ceste Ville, de sorte qu'il n'en advienne aucun inconvenient; tous lesquelz concor-dablement ont dict quc la cause de la cherté estoit au moyen que l'année passée ne fut pas fort fructueuse, tellement qu'il n'y a quasi plus dc blédz vieulx; et quant aux nouveaulx, il estoit assez notoire que la Brye et Champaigne avoient esté gastées à cause des grandes eaues (2), la France à cause des grandes challeurs, de sorte que chascun sçait que esd. provinces, mesmes aussi en la Picardie et pays de Santoiz '3), il n'avoit pas esté recueilly des bledz pour semer, qui estoit une grande pitié, ct ne failloit esperer de tirer bledz desd, provinces, qui soulloient antiennement non seullement fournir la Ville, mais encores y en soulloit-on trouver pour acommoder. les voisins, et qu'il est bien à craindre de veoir une extreme neccessitéen ceste Ville, et ne. veoient meilleur moyen que d'envoyer en Auvergne et Bretaigne
|
||||
|
|
|||||
|
"! Le texte de cet arrêt, sans les formules initiales et finales ajoutées pour sa mise à exécution, se trouve au.registre du Conseil, et.en.expédition certifiée sur parchemin dans les minutes du Bureau de la Ville (Archives nationales, Parlement de Paris, X1' i6i4, fol. 162 v°; K 959, n° i3); il est imprimé dans de la Mare, Traité de la Police, t. 11, p. 1007.
(s) Si la récolte fut nulle darfs ces régions, ce n'est pas seulement en raison des grandes eaux, c'est surtout à cause de la gelée; il est.curieux do reproduire ici le témoignage du curé de Mériot, qui consacre tout un passage de ses mémoires au récit de ces calamités :
"Incontinent après le desgel, dit Claude Haton, les laboureurs s'apperceurent bien que leurs bledz estoient gelez, et si n'en pouvoient rien resouldre à la verité, sinon les plus expértz, lesquelz furent en ceste oppinion de les relabourer pour y semer des orges, mais n'oseront à cause du murmure du simple peuple. La vallée de Seine, depuis Paris jusques à Troies en Champagne, tant d'ung costé que d'autre dé la riviere, à plus d'une lieue, se porta bien, et ne furent les grains gueres endommagez desd, gelées, et n'y eut que la Brie qui en portast le plus dommage... Et firent faulte les laboureurs de la Brie qu'ilz ne rclabourcrenlpartie de leurs bledz les plus gelez, car ilz y eussent eu plus de prouiïit qu'ilz n'en eurent.» (Mémoires de Claude Haton, t. l', p. 397.) •
O Le Santois ou Santerre, pays de Picardie, qui avait pour chef-lieu Péronne.
|
|||||
|
|
|||||